mercredi 22 septembre 2010

STRASBOURG 2010, 2EME SEANCE: REYKJAVIK WHALE WATCHING MASSACRE


Inédit


Troisième long métrage pour Julius Kemp, qui en profite pour donner naissance à l’un des premiers films d’horreur islandais avec cette relecture nautique du célèbre Massacre à la Tronçonneuse de Tobe Hooper. La présence de Gunnar « Leatherface » Hansen au générique solidifie cette filiation, qui n’a rien d’opportuniste, mais qui au contraire prouve la vitalité du cinéma gore nordique. En placant ses protagonistes très variés (le Français, le Black, les blondes, les vieilles pimbêches, les asiatiques), Julius Kemp va contourner les clichés inhérents au genre dans un jeu de massacre aussi trash que drôle. La première bande-annonce annonçait un métrage crade et malsain à souhait, mais si ce côté est bien présent, il est contrebalancé par un humour précis et innatendu. Julius Kemp parvient à maîtriser les deux aspects de son film, et Reykjavik Whale Watching Massacre s’avère être une petite bisserie bien plaisante !

La phase de caractérisation des personnages promet un déroulement atypique, et Julius Kemp se lâche assez rapidement, taillant à vif dès que les « héros » arrivent sur le lieu funeste. Kemp épouse une vision très 70’s de l’horreur en y mêlant une sensibilité nordique tout aussi rêche, et le ton très brut du film est entrecoupé de notes humoristiques surprenantes. On nage en plein slasher maritime, et Kemp offre des exécutions graphiquement sympatiques, comme la jouissive pêche au harpon !

RWWM (pour les intimes) bénéficie d’un rythme solide qui lui permet de ne finalement pas avoir de passages à vide. Il s’agit d’un film gore qui va a l’essentiel, et qui s’avère très généreux en tranchage de viande. Il est parsemé de références bien senties, notamment à La Nuit des Morts-vivants, mais aussi à Usual Suspects !

Un bon petit B de festival qui mérite d’être découvert, et qui donne encore plus envie de plonger dans le cinéma nordique !

3 commentaires:

  1. Bon je suppose que ce film ne sortira pas en salle (en province) et qu'il faudra que j'attende le dvd.

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