dimanche 8 novembre 2009

WOLVERINE 190 : UNE JOURNEE DANS MA PEAU



Sorti le 4 novembre



Le Wolverine de ce mois-ci accueille un récit en 2 épisodes bien fun, qui ne révolutionnera certes pas l’existence de Logan, mais qui permet de mettre en lumière son fameux don d’ubiquité avec humour. C’est bien connu, Wolvie est présent dans les trois-quarts des histoires Marvel, ce qui est probablement la faute à Hugh Jackman. Il fait partie de multiples équipes, vit des aventures sur tous les continents et se repose finalement très peu.
Le récit de Jason Aaron se divise en 2 parties, et la 1ère se la joue parodique en mettant en scène les semaines successives de combats qui s’enchaînent pour Logan. Le trait inspiré d’Adam Kubert met en valeur les flashes successifs où il combat Rulk, Cyber, l’AIM et pleins d’autres… On assiste en fait à un résumé de la vie si simple de Wolverine, jusqu’à sa relation avec Yukio. Et au-delà de l’humour, on peut percevoir une certaine forme d’amertume…
Une amertume qui sera explicitée dans la 2ème partie du récit, avec la confrontation entre un Spidey se la jouant psy et un griffu récalcitrant. Leur échange n’est pas sans humour, mais sera finalement davantage axé sur ce qui ronge Wolverine, prenant le contre-pas du premier récit pour mieux surprendre. Et au final, on se retrouve devant une histoire finalement simple, mais plutôt bien tournée quant à la psychologie du héros. Jason Aaron est un scénariste subtil et prometteur, et ce n’est pas Youtokine qui me contredira !
Weapon X s’annonce donc très prometteur…

vendredi 6 novembre 2009

VERTIGE



Sorti en DVD le 5 novembre




Un petit survival à la française, ça vous dit ? Et bien préparez-vous à être vraiment surpris par cette bande tout simplement étonnante qui n’a rien à envier aux meilleurs films de genre anglophones. Abel Ferry signe là un premier film d’une maîtrise totale, qui vous happe dès le début pour ne plus vous lâcher jusqu’au plan final.


Dès le début, on se doute que l’on va assister à un spectacle très intéressant. Parce que les premiers plans distillent déjà une atmosphère particulière, et prédisent que Ferry va prendre le temps de poser son ambiance, ce qui fait souvent cruellement défaut dans ce genre de films. La scène d’exposition des personnages est directe et immersive, grâce à la fluidité de la narration (on est tout de suite mis au courant des relations délicates) et au jeu d’acteurs vraiment excellents. Nicolas Giraud, Raphaël Lenglet, Johan Libéreau, Fanny Valette et Maud Wyler donnent vie à des personnages vraiment réalistes, notamment dans les rancoeurs et les doutes qu’ils ressentent. On est loin du groupe de teenagers écervelés buveurs de bière, et ça fait un bien fou de pouvoir s’identifier à des individus aussi bien écrits !


Vertige commence comme un film d’aventure sur fond d’escalade en montagne, puisqu’il suit la via ferrata qu’entame la petite bande. Et dans ces scènes de haute altitude, Abel ferry enterre tous les Cliffhanger ou autre K2 : sa mise en scène est d’une assurance et d’une efficacité incroyables, et on se retrouve pris dans des moments véritablement vertigineux, le réalisateur parvenant à nous communiquer toute l’angoisse que ressentent les personnages. La phobie de Loïc est très bien rendue, et le stress qui s’installe va se développer sans jamais retomber. La beauté des plans alliée à l’efficacité instinctive des cadrages nous plongent dans une aventure sans concessions.


Je ne vous dévoilerai rien de l’intrigue, qui est encore plus captivante si vous la découvrez par vous-même, mais je vous conseille très fortement de mettre la main sur ce film, qui est probablement l’une des meilleures découvertes du genre de ces 10 dernières années. Abel Ferry ne fait pas dans la demi-mesure, et là où un Humains sombre dans le grotesque, il assure totalement en appliquant une radicalité extrêmement rare dans le cinéma hexagonal, lui permettant de conserver toute l’intensité mise en place dès le début. Vertige est étourdissant, gore et violent, et ça fait vraiment plaisir de voir un metteur en scène pousser la tension aussi loin. C’est souvent dans leur conclusion que les films baissent d’intensité et déçoivent, mais Vertige va jusqu’au bout de son idée, et la fin est tout aussi magistrale que le reste du métrage. Alors si vous voulez bien flipper et vous prendre une bonne grosse claque, je ne peux que vous conseiller de regarder cette pierre angulaire du survival !

mercredi 4 novembre 2009

THE TOURNAMENT


Inédit



The Tournament, c’est un peu le film qui sort de nulle part. Une bande-annonce explosive qui débarque sur le net alors qu’on n’a jamais entendu parler de sa production, et aucune date de sortie ni en salles ni en DVD. La curiosité est largement attisée par un casting très hétéroclite, et voici que je tombe dessus !
Le film repose sur une trame de série B classique mais efficace, puisqu’il propose d’assister à une compétition mortelle entre les 30 meilleurs tueurs au monde, qui vont s’affronter dans une petite ville d’Angleterre. Evidemment le tournoi est ultra-secret, et les compétiteurs triés sur le volet sont équipés d’un traceur permettant de les localiser, et de se localiser entre eux afin de s’entretuer. Un scénario basique qui promet d’aller droit à l’essentiel, et ce qu’on peut voir dans la bande-annonce promet un spectacle de haute volée.


Mais voilà, The Tournament n’est pas aussi abouti que ça, la faute à un scénario finalement trop premier degré qui empêche le délire d’aller à son maximum. Les ingrédients présents sont pourtant bien choisis, notamment niveau casting ; on a Robert Carlyle dans le rôle d’un prêtre, mais son personnage est fade ; on a Ving Rhames en super tueur, mais son personnage est caricatural ; on a Kelly Hu en tueuse sexy, mais le problème est le même, sa psychologie est relativement sommaire. En fait, ce qui aurait pu être une excellente série B jouissive n’est qu’un énième actioner sans grande originalité, si ce n’est quelques scènes d’action sympathiques.
Et c’est en grande partie grâce à Sébastien Foucan, prodige français du parkour et du freerunning, qui donne lieu à quelques séquences de haute volée. Celui qui donnait du fil à retordre à James Bond dans la première scène de Casino Royale est toujours aussi bon, et la fluidité de ses mouvements est toujours impeccable. Ca change de l’abominable K-20
Le scénario est vraiment trop simpliste et la fin est clairement ridicule, et The Tournament est loin d’un Mi$e à Prix ou d’un Shoot’em’up, qui sont quand même deux pièces maîtresses dans le cinéma d’action. La mise en scène de Scott Mann n’est pas toujours très inspirée, et c’est bien dommage au vu du potentiel énorme de ce genre de film.