jeudi 26 novembre 2009

I KNOW WHO KILLED ME



Inédit



Le dernier film de Chris Sivertson date de 2007, mais ne semble pas encore prêt de sortir par chez nous. Après un The Lost très réussi, Sivertson réalise un thriller à tendance horrifique avec Lindsay Lohan en vedette. Je ne reviendrai pas sur l’acharnement dont a été victime ce film, qui n’est certes pas parfait, mais qui se trouve être un bon film de suspense à l’intrigue élaborée.


Sivertson semble privilégier les ambiances étranges, ses films aimant flirter avec un certain onirisme oppressant. Ici encore, le travail sur l’atmosphère est très travaillé, le réalisateur développant ses thématiques en prenant soin de créer une identité visuelle personnelle. C’est ainsi que la couleur bleue est omniprésente, renvoyant là encore à un symbolisme à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire. Dès le début, on se doute que le récit ne sera pas balisé et linéaire, et avec l’aide du scénariste Jeff Hammond, Sivertson va raconter une histoire étrange et envoûtante qui pourrait se dérouler dans une bourgade voisine de Twin Peaks… L’étrangeté qui se dégage du récit se dissipe de temps à autre, mais nous embarque vers une résolution bien plus complexe que ce que l’on aurait pu imaginer.


Lindsay Lohan est excellente dans ce rôle difficile et surprenant, car on est bien loin de la jolie fille sage qu’on connaît habituellement ! Elle rend vraiment justice à Sivertson en s’immergeant dans ce personnage attirant et mystérieux, et c’est aussi en cela qu’on se rapproche d’une certaine Laura Palmer… Sans atteindre les qualités exceptionnelles de la série de Lynch et Frost, Sivertson crée sa propre atmosphère étrange et atypique. Et le hasard veut que l’excellente Julia Ormond fasse partie de la distribution, elle que l’on verra en 2008 dans le très bon Surveillance d’une certaine… Jennifer Lynch !
I know who killed me n’est pas exempt de défauts, mais il ne mérite certainement pas la sale réputation qu’il se traîne. C’est un film réussi qui va jusqu’au bout de son postulat de départ, et qui parvient à maintenir son équilibre malgré quelques moments vacillants. Chris Sivertson reste un réalisateur à suivre, et je lui souhaite que son The travelling Vampire Show trouve enfin le chemin des salles en France…

mardi 24 novembre 2009

THE BOYS 4 : DES BLEUS A L’AME



Sorti le 18 novembre





Ce volume regroupe les épisodes 15 à 18 qui laissent une petite pause à nos p’tits Gars préférés, leur permettant de s’occuper de leurs affaires privées après leur mission haute en couleurs en Russie. On quitte donc Boudin d’Amour et on se concentre sur les problèmes personnels des membres du groupe. Evidemment, Garth Ennis la joue prudente et ne nous dévoilera pas grand-chose dans ce volume, mais nous lance sur des pistes intrigantes nous permettant de voir d’autres facettes de la Crème et de la Fille notamment.


Ce numéro va s’avérer très fleur bleue finalement, avec le début de la romance entre Hughie et Annie. Evidemment, le très fleur bleue chez Ennis va de pair avec humour bien tordu, ce qui nous permet d’assister à la naissance d’une relation amoureuse de manière bien trash. Esprits sensibles s’abstenir… Ennis va loin, et les dessins de son comparse Darrick Robertson sont excellents, collant parfaitement à l’humour du scénariste irlandais.
Les p’tits Gars continuent de surveiller les 7, dont Annie fait partie sous l’identité de Stella. Evidement les deux tourtereaux ne connaissent pas leurs boulots respectifs, et ils ne savent donc pas qu’ils sont chacun d’un côté de la barrière. Hughie devra aussi prendre le temps de s’occuper d’un zombie et de son petit hamster en danger.


Garth Ennis continue donc tranquillement sa série qui se maintient plutôt bien à l’approche des 20 épisodes. La recette du gore et de l’humour fonctionne toujours à plein régime, et les super-héros en prennent toujours autant pour leur grade.
Les dialogues d’Ennis sont toujours aussi savoureux, et il se permet d’aller vraiment très loin. Sa verve et son humour sont très communicatifs, et The Boys est certainement l’une des séries les plus intéressantes du moment. Le seul bémol, c’est de devoir attendre si longtemps entre deux rations…

dimanche 22 novembre 2009

LA LISTE AU PERE NOEL D’UN CINEPHILE

Et hop, un petit tag, en provenance tout droit de chez l’ami Youtokine Toumi, qui l’a attrapé au vol chez Bruce. Le principe est très simple, puisqu’il s’agit de remplir la hotte du Père Noël avec les 10 cadeaux rêvés que vous aimeriez trouver au pied du sapin et de la crèche avec Petit Jésus en ce doux matin du 25 décembre où les flocons se mêlent aux larmes de bonheur… Haaaa, la magie de Scrooge

1. L’intégrale Deadpool :

Je suis plutôt bien avancé sur ce coup-là, puisqu’à ma connaissance il ne me manque qu’une poignée de comics où le Merc with a Mouth apparaît. Il faut quand même souligner que Deadpool est la plus grande création en matière de comics, et je traque chacune de ses apparitions avec le plus vif intérêt. Il faut dire que le bonhomme a de beaux jours devant lui, puisqu’il commence à être sacrément réputé du côté ricain, augmentant de manière exponentielle ses passages chez Spidey et autres Hulk, multipliant ses propres séries et étant en attente d’une adaptation avec Ryan Reynolds dans le rôle-titre. Bref, c’est que du bonheur, et le seul problème maintenant est de voir ce qui sera traduit dans nos contrées. Pour le reste, il faudra se tourner vers la VO. Franchement, si vous ne connaissez pas, testez, et vous adopterez !



2. Les premiers Araki :

j’aimerai tellement chopper les premières œuvres de ce cinéaste hors norme, dont certaines sont parues en France récemment. Avec des titres comme Three bewildered people in the Night, The long Weekend (O’Despair), The living End et Totally f***ed up, ça donne une idée de la poésie désespérée qui s’en dégage. Bon, en même temps, il y a toujours un risque que ce soit de l’arty underground chiant, mais je suis prêt à tenter !




3. La non-intégrale Uwe Boll :

parce que le pire réalisateur du monde est en train de totalement se métamorphoser, et qu’après une série d’immondices comme Alone in the Dark, Bloodrayne ou King rising (faut-il préciser que je n’ai jamais pu dépasser la demi-heure sur ces films ?), il effectue un virage à 3 millions de degrés (c’est une image hein, n’essayez pas). Postal était un solide avertissement, et la suite semble très prometteuse avec Stoic, Rampage et Darfur. Petit Papa Franz, ton DVD de Stoic zone 2 arrive bien dans la semaine hein ?
Ah oui, j’allais oublier : vous connaissez peut-être l’existence de la pétition contre Uwe Boll, afin qu’il arrête de réaliser des films. Il a expliqué qu’il serait d’accord s’il y avait 1 million de signatures. Parallèlement à ça, vous avez aussi la possibilité de voter pour qu’Uwe Boll poursuive sa carrière. A vous de choisir, en votre âme et conscience…



4. Un stage de Parkour et de Freerunning :
un petit approfondissement avec la Team DB, ça le ferait quand même ! Bon, il va falloir que je progresse quand même pas mal avant de pouvoir caresser l’espoir de participer à un stage de ce type, mais c’est Noël, donc tout peut arriver ! Le rapport avec le cinéma, c’est David Belle, l’un des héros de Banlieue 13 avec le non moins excellent Cyril Raffaeli (non non, à ma connaissance ils n’ont pas fait de suite…) ou Sébastien Foucan, LA star de Casino Royale.



5. Un stage avec Chiun :
si vous n’avez pas vu Remo, sans Arme et dangereux, vous ne pouvez vous vanter de connaître le cinéma ! Chiun est un maître coréen qui va vous apprendre à éviter les balles à bout portant, à faire connaître l’orgasme à une femme rien qu’en lui tapotant le poignet et à marcher sur l’eau comme Petit Jésus. Si ça, c’est pas motivant, je ne sais plus quoi faire… Je ne peux pas résister à l’envie de vous citer l’un des plus beaux dialogues que le cinéma ait vu naître, et qui se situe tout à la fin du film : « Tu sais Chiun y a vraiment des jours où tu m’casses le cul… - Sans doute, mais parce que c’est le plus court chemin pour atteindre ton cerveau. » Elle est pas belle celle-là ? (spéciale dédicace pour Broots, évidemment !)



6. L’intégrale des Monster Movies 50’s:
je suis fan de ces vieux films en carton-pâte qui valent souvent mieux que certains films actuels, et je vous conseille vivement de vous faire Des Monstres attaquent la Ville pour vous rendre compte des qualités narratives et de mise en scène qui permettaient de déjouer le manque de moyens et de technique. Un film qui fonctionne toujours aujourd’hui, et je cherche désespérément les Tarentula, Beginning of the End et autre Quand la Marabunta gronde. Du cinéma populaire avec une densité nostalgique en plus, ça vaut tous les 2012 du monde !



7. L’intégrale nanars :
Aaaaah je rêve d’un coffret réunissant Robot Holocaust, Night of the bloody Apes et autre Piège mortel à Hawaï ! En même temps c’est souvent des collectors ce genre de films, ils sont à des prix indécents ! Un petit lien vers une brootserie qui devrait vous faire comprendre pourquoi je recherche ce genre de film…



8. L’intégrale Joe Lansdale :

là aussi, je suis plutôt bien avancé, et j’espère juste que les éditeurs vont sortir tous les écrits de ce génial auteur. Le rapport avec le cinéma, c’est (enfin !) une adaptation d’un de ses romans. Jim Mickle, le réalisateur de l’excellent Mulberry Street, s’attaque au roman Juillet de Sang, et ça, c’est tout simplement énorme ! J’attends le résultat avec beaucoup d’impatience, et j’espère que l’ambiance texane sera retranscrite avec le même humour et la même dose de redneck attitude !





9. Une poupée Trick’r’treat :

c’est probablement l’un des plus beaux boogeyman, et j’aimerai beaucoup pouvoir dormir avec !



10. La bébête de la série originelle V :

comme je l’expliquais à Youtokine, j’aimerai beaucoup en adopter une, elle a l’air tellement affectueuse…



Tiens au fait Broots, t'as pas été taggué je crois?