

La version 2010 n’est pas aussi catastrophique que le laissait entrevoir la bande-annonce, mais elle n’en est pas pour autant convaincante. Le point positif principal est le casting très solide, composé de Sam Worthington, Mads Mikkelsen ou encore Gemma Arterton. Ces trois acteurs forment le noyau central du film et leur composition relève la trame simpliste du film. Worthington confirme tout son talent malgré un personnage très peu creusé, et celui qui était le seul intérêt de Terminator Renaissance donne vie à un Persée convaincant. Mikkelsen s’en sort lui aussi plutôt bien malgré son personnage de soldat basique, auquel il parvient tout de même à insuffler de l’émotion. Et Gemma Arterton campe une Io belle et mystérieuse sans que cela tombe dans le ridicule.

C’est justement cet écueil du ridicule qui est évité et que l’on sentait poindre dans la bande-annonce. On y échappe pas totalement (les dieux en armure scintillante et leur air hautain, ç’est plutôt risible !), mais l’ensemble reste de bonne facture avec des situations crédibles. Le gros problème du film est qu’il reste finalement très en surface, et que les séquences s’enchaînent de manière trop mécanique. L’émotion n’a pas le temps d’affleurer, et l’on sent que tout ceci est avant tout un blockbuster destiné à promouvoir une bonne dose d’effets spéciaux. Le développement des personnages reste secondaire, heureusement qu’ils sont joués par des acteurs de talent.
Qu’il s’agisse de l’attaque des scorpions ou de celle du kraken, les scènes proposent des effets visuels réussis. Mais l’ensemble se suit sans grande implication, Persée poursuivant sa quête afin de sauver la princesse de manière déterminée mais sans véritable point de vue artistique. Le Choc des Titans est une grosse machinerie qui remplit son office de base, à savoir proposer une quête à grand renfort d’effets spéciaux, mais il manque une dimension supplémentaire et un souffle épique que l’on aurait pu s’attendre à trouver dans une quête mythologique.

