
Sorti le 1er septembre
Alexandre Aja a fait du chemin depuis son premier film Furia, et il semble s’être spécialisé dans les remakes, avec une petite préférence pour les sanglantes eighties. Son attachement au projet de remake du film mou de Joe Dante promettait un spectacle bien plus trépidant et saignant que l’original, avec l’ajout de la 3-D qui n’a pas fini d’envahir nos salles obscures !
Disons-le tout de suite, les atmosphères oppressantes et sauvages de Haute Tension et La Colline a des Yeux n’est plus vraiment d’actualité depuis Mirrors, et Aja met en scène des récits plus basiques dans lesquels il expérimente tranquillement. Visuellement dans Mirrors,qui possède quelques scènes bien étonnantes ; et au niveau de l’humour noir dans ce Piranha, avec quelques plans bien sentis. Piranha ne révolutionnera pas le film d’horreur, mais il est un produit estival calibré offrant son lot de sexe et de sang. Et pour ce qui est du gore, Aja n’a pas lésiné sur les moyens, mettant en scène un véritable carnage aux violents relents 80’s, ressortant le latex et l’hémoglobine comme au bon vieux temps ! On est très proche des vieux Romero, et les acteurs et les figurants semblent s’être bien éclatés sur le tournage…

Avec un Doc Brown en guest et un Richard Dreyfuss toujours aussi à l’aise avec les poissons, Aja paie son tribut à ceux qui lui ont ouvert la voie et parsème son film de références plus ou moins évidentes, ramenant en plus sur le devant de la scène une actrice talentueuse et bien trop rare, Elisabeth Shue. Son Piranha se veut donc un pont entre deux époques, remettant au goût du jour l’esprit des films d’horreur d’antan, à la fois directs et décomplexés, proposant un spectacle allant droit à l’essentiel. Piranha est une petite récréation tout ce qu’il y a de sympathique, et même si sa mise en scène n’est pas aussi élaborée qu’à l’accoutumée, Aja nous livre une bande réussie traversée de quelques touches d’humour bien fun.

La 3D fait un peu office de gadget, mais fonctionne plutôt bien dans ce film. On repense aux séries B du genre Meurtres en 3 Dimensions (le 3ème épisode des Vendredi 13) avec ses effets d'objets brandis vers le spectateur , et l’aspect nostalgique fait que l’on se sent bien dans ce genre de production ! On a du soleil, des filles bien chaudes et des mecs bien torchés, et une meute de piranha qui va faire le grand ménage, c’est pas un programme réjouissant ça ?

