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samedi 22 mai 2010

THE BOYS 6 : QUAND FAUT Y ALLER…


Sorti le 12 mai


Dans le monde des super-héros, il n’y a pas que les 7 ou les jeunes Teignes, car il faut compter également sur les G-Men supervisés par John Godolkin. Ce groupe est la réponse deGarth Ennis aux multiples équipes X de Marvel, puisque les protégés de Godolkin se scindent en G-Men (comme X-Men), en G-Force (comme X-Force), en G-Style, en G-Wiz, en Côte-G, en G-Brittons (comme Excalibur ?)… Tous n’apparaissent pas dans ces 4 épisodes mais le background est bien riche avec l’exposition de la hiérarchie interne et des rivalités entre les groupes.

Quand Silver Kincaid se suicide dans un patelin paumé en utilisant ses pouvoirs sur elle, les P’tits Gars sont chargés de surveiller de très près ce qui se passe dans le manoir des G-Men. Et pour cela, rien de mieux que d’y infiltrer un agent compétent et motivé, en la personne de P’tit Hughie de préférence ! Même si pour cela, il faut passer un joli petit costume moulant…

Mais si le point de départ s’annonce explosif, l’aventure reste plutôt calme puisqu’il s’agit d’une opération de surveillance qui va permettre de mettre en lumière le fonctionnement de l’organisation de Godolkin. Godolkin qui est l’alter-égo de Charles Xavier, vivant lui aussi dans un manoir et possédant son propre gymnase des dangers ! Garth Ennis s’amuse à dépeindre des personnages étranges voire déments qui se cotoient joyeusement à travers ces mutiples équipes. On a Chiktaba, le poilu qui semble sortir de Star Wars, Grand Condor qu’il ne faut surtout pas regarder dans les yeux, Frisquet qui est nettement moins beau gosse qu’Iceberg des X-Men, et encore une bonne fournée de gars qui semblent davantage désaxés que prêts à sauver le monde…

Une fois n’est pas coutume, on se retrouve devant un volume sympathique mais moins pêchu que ce qu’on pouvait attendre au vu de la situation de départ. En refermant ce 6ème tome, on se dit que les affaires n’ont pas encore vraiment décollé, et que mise à part la branlée que les P’tits Gars ont mis aux jeunes Teignes dans le 1er volume, ils n’ont pas encore eu de véritable affrontement avec un super-groupe. Mais le plus frustrant reste que certains personnages sont toujours en retrait depuis le début, comme la Fille notamment qui semble pourtant avoir un potentiel sacrément explosif. Ce choix narratif d’Ennis peut laisser perplexe, et donne l’impression qu’il développe sa série sans véritable vision globale.

L’humour scato et le sexe fonctionnent toujours de manière efficace, même si Ennis se répète parfois, comme c’est le cas avec le chien de Butcher. Mais si ce Quand faut y aller… ne se démarque pas par son originalité, il reste un tome fun qui nous fait découvrir un autre pan de cet univers déjanté.