
Inédit
La rafraîchissante saga initiée par Rob Schmidt commence à sérieusement s’essouffler. Après un survival bien tendu et un second opus qui jouait sur une bonne satire de la télé-réalité, voici un épisode totalement vide qui n’apparaît que comme une extension purement commerciale. L’utilisation du monstrueux Three-Fingers ne parvient pas à ranimer la tension présente dans les 2 premiers épisodes, et il pourrait être remplacé par n’importe quel autre dégénéré vivant dans une forêt.

Pourtant, le pitch de départ avait de quoi susciter l’intérêt; avec une bande de prisonniers évadés et se retrouvant dans les bois, la confrontation promettait d’être sévèrement plus musclée pour Three-Fingers qui s’attaque habituellement à tous les teenagers qui visitent sa forêt. Mais les gros durs se font laminer sans problème par le monstre, et ils bénéficient d’une psychologie caricaturale à souhait. On a le chef de bande sans pitié, la grosse brute à qui il manque des neurones, le débile de service… C’est simple, il n’y a aucune surprise au niveau des personnages, ce qui fait que les situations s’enchaînent sans grand intérêt non plus. Les raccourcis scénaristiques et autres aberrations de caractère sont légion, et franchement, cet épisode n’a rien à voir avec la saga Détour mortel.
Il y a bien quelques scènes de meurtres sympa, mais d’autres sont ridicules, et le réalisateur Declan O’Brien s’amuse à faire du gore pour le gore, ce qui est loin d’être intéressant. Cela ne permet même pas de cacher un peu le manque de rythme du film, qui est vraiment très plat. On ne retrouve pas la tension du film de Schmidt, ni l’aspect ludique de celui de Joe Lynch, et la saga s’enlise dans une torpeur qui risque de lui nuire… On verra bien si elle va se poursuivre, la fin étant évidemment ouverte…

