Affichage des articles dont le libellé est Millenium 3. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Millenium 3. Afficher tous les articles

mercredi 15 décembre 2010

MILLENIUM 3


Après Niels Arden Oplev pour le premier volet, les deux tomes suivants de l'oeuvre magnifique de Stieg Larsson ont été transposés à l'écran par Daniel Alfredson. Le premier film, avec sa trame narrative policière ludique et son atmosphère glaciale, parvenait à capter l'essence même du roman originel et constituait une adaptation parfaite; le second était légèrement en-deça à cause de qualités formelles moins abouties, mais le récit restait suffisamment captivant. Par contre, ce troisième volet ne parvient pas à dynamiser une intrigue éminemment littéraire à base de dossiers d'enquêtes, d'analyses médicales et autres dossiers secrets. On nage en plein thriller judiciaire, genre codifié pas forcément aisé à retranscrire sur grand écran. La densité du roman n'est pas évidente à adapter, et ce qui fonctionne sur le papier a plus de mal à prendre forme à l'écran.


Le début du film à la Derrick n'est pas pour arranger les choses, avec ce récit de conspiration orchestré par des seniors prêts à tout. La scène de l'hôpital est loin d'être palpitante, alors que la notion même de danger est primordiale pour que cela fonctionne. Le tout est filmé de manière assez neutre, voire clinique, par un Daniel Alfredson encore plus distant que pour Millenium 2. Par contre, on retrouve avec plaisir Ronald Niedermann (le colosse silencieux Mikael Spreitz, impressionnant), et la bande habituelle composée de Mikael Blomkvist, Lisbeth Salander, Erika Berger et les autres.

Mais le rythme ne décolle pas pendant longtemps, jusqu'au procès de Lisbeth qui arrive enfin. Là, l'intérêt refait surface, car nous sommes alors dans une joute entre les deux parties opposées, et la stratégie d'Annika Giannini se met en place face aux institutions qui ont délibérément emprisonné Lisbeth dès son plus jeune âge. La tentative de réhabilitation de la jeune femme devient intéressante, et la composition de Noomi Rapace fait de la hackeuse gothique un personnage résolument hors norme.

La saga s'achève donc plutôt sagement, et l'on rêve encore à ce qu'elle aurait pu devenir si Larsson avait pu écrire la totalité de ce qu'il souhaitait...