mardi 1 février 2011

GERARDMER 2011, 1ERE SEANCE: DEVIL





Ca y est, nous sommes de retour après 5 jours de folie, de sang et de bonne bouffe au 18ème Festival du Film fantastique de Gérardmer!!! Reb Brown, Mother Firefly, Sonny Corleone, Lionel Luthor et moi-même avons affronté le froid, la faim et la soif pour réussir à voir un maximum d'oeuvres gores et violentes, qui nous venaient d'horizons bien variés! Gros bémol tout de même au niveau de l'organisation, puisque de nombreux festivaliers se sont vus refuser l'entrée des salles à cause d'un trop grand nombre de spectateurs, ce qui a légitimement de quoi faire enrager!!! Le système des pass ne permettait pas à ceux qui venaient pour une seule journée d'accéder aux séances qu'ils souhaitaient, même s'ils faisaient 1h30 d'attente! C'est plus que décevant, et ce problème existe depuis au moins 3 ans...

En tout cas, la programmation nous a permis de découvrir des oeuvres viscérales, des daubes incroyables, du B qui tache et du Z qui se lache! C'es parti pour un tour d'horizon qui devrait s'étaler sur tout le mois de février et qui présentera 23 films. Les sorties cinéma et comics de février (Black Swan, 127 Heures, Deadpoooooool!) s'intercaleront entre ces billets gérômois! Enjoy!!!




Sortie le 20 avril


Le film d'ouverture de cette année participe directement à la compétition, et est la première partie de l'anthologie des Night Chronicles initiée par M. Night Shyamalan, qui verra des scénarii du réalisateur mis en scène par d'autres metteurs en scène. On commence donc par ce Devil réalisé par John Erick Dowdle, surtout connu pour le remake inutile du [REC] de Balaguero et Plaza. Autant dire qu'on attendait davantage d'implication dans un projet moins opportuniste, mais là encore, Dowdle doit sé débrouiller avec un scénario pas franchement emballant...


Pourtant, le concept de départ est alléchant sur le papier: 5 personnes se retrouvent enfermées dans un ascenseur, et une présence démoniaque ne tarde pas à se manifester. Comment vont-elle tenter de survivre? Pitch simpliste mais efficace, qui se doit de mettre l'accent sur la caractérisation des personnages, afin de capitaliser sur l'empathie et l'affection que l'on peut avoir pour eux. Mais la sauce ne prend pas, Brian Nelson poursuivant l'idée de Shyamalan sans donner d'envergure à ses personnages. On se retrouve donc face à des héros sans relief qui n'éviteront pas les poncifs... Le gars qui s'avère claustro, le comique lourdingue, le mec mystérieux... Shyamalan et Nelson nous sortent du réchauffé que Dowdle ne peut pas ranimer, malgré quelques idées de mise en scène réussies.



On a l'impression de se retrouver devant un épisode de La quatrième Dimension qui aurait été trop étiré et qui manquerait de substance. Le film possède quelques passage intéressants, grâce notamment à la relation comique entre les deux gardiens de l'immeuble, et à un aspect ludique quand à l'origine du mal. Mais le twist est éventé trop rapidement, et le manque d'ambition au niveau de l'écriture est trop prononcé pour que Devil puisse au moins être une petite série B sympa.

On retrouve les ingrédients habituels du cinéma de Shyamalan, avec une bonne dose de religion et de superstition, et des personnages qui confrontent leur foi dans un contexte extraordinaire. Cela donne d'ailleurs des séquences parfois drôles (volontairement?), notamment grâce à un des deux gardiens. Vous devriez entendre parler du coup de la tartine un peu partout...

Cette première incursion dans les Night Chronicles s'avère donc décevante, et l'on attend de voir les prochains opus de cette trilogie...


mardi 25 janvier 2011

LEFT BANK


Sorti en DVD le 19 janvier



Les films d'horreur à tendance dépressive, ça a toujours le mérite d'attirer les éloges, car ils possèdent un vernis psychologique qui fait souvent défaut à la production plus standard. Mais les films d'horreur à tendance dépressive, ça a souvent le don d'être chiant à mourir. Ce Left Bank tout droit venu de Belgique ne déroge pas à la règle, et se contente de tabler sur une vague atmosphère glauque pour donner l'illusion de la réussite. Pourtant, j'étais prévenu, puisque la jaquette mentionnait "Aussi important que Morse", film totalement surévalué et inintéressant au possible (il est beau, c'est sûr, mais ça s'arrête là quoi!).


Marie, jeune athlète timide, se voit contrainte de mettre sa carrière entre parenthèses quelques temps, suite à une blessure. Elle en profite alors pour aller vivre chez son petit ami qu'elle vient de rencontrer. Mais elle va rapidement se rendre compte que l'ambiance est pesante dans le quartier, et que les cauchemars qu'elle commence à faire ne sont que le début de ce qui va lui arriver...


La perte des repères, le basculement dans la peur, la dualité folie/horreur ont déjà été traités de manière bien plus intéressante, notamment dans le magistral Session 9 de Brad Anderson. Ici, la lenteur du traitement ne sert pas le propos, car même si le réalisateur Pieter Van Hees parvient à créer une petite ambiance, il ne se passe strictement rien d'intéressant pendant la totalité du film. Pire, les situations sont convenues, et la nature du mal est éventée au bout de la 1ère demi-heure. Left Bank n'a rien à offrir sinon une tapisserie certes belle, sombre et humide comme les longs corridors de l'immeuble, mais les personnages ne sont pas intéressants, et les situations non plus.

Ce Left Bank à la réputation flatteuse est encore une fois un film largement surfait, et une grosse déception.


samedi 22 janvier 2011

LE ROYAUME DE GA'HOOLE- LA LEGENDE DES GARDIENS


Sortie en DVD le 2 mars


Réputé pour ses partis-pris esthétiques novateurs ou pompeux selon le point de vue, Zack Snyder ne laisse en tout cas pas indifférent par son approche du cinéma. Si l'on ne peut ignorer son savoir-faire et sa maîtrise technique, on peut parfois douter de leur portée dramatique à une époque où le tout-clipesque est roi. Ainsi, son 300 fait davantage sourire que frémir, mais son Watchmen s'avère une interprétation parfaite de l'oeuvre d'Alan Moore. Lorsque la forme est travaillée avec autant de soin, elle ne doit pas omettre la qualité du récit, qui reste prioritaire.


Dans sa volonté inconsciente de suivre les traces de Robert Zemeckis, Zack Snyder se lance dans l'animation avec Le Royaume de Ga'Hoole- la Légende des Gardiens, 1er film adapté de la série de romans écrite par Kathryn Lasky, qui comprend pas moins de 15 tomes! Autant dire que le développement d'une franchise est bien sûr envisageable...


Les scénaristes John Orloff et Emil Stern s'attellent donc à l'écriture de ce récit initiatique qui voit Soren et Kludd embarqués dans une aventure où ils découvriront la nature du Bien et du Mal. Ce type d'histoire vu et revu fait référence au Seigneur des Anneaux avec la caractérisation des méchants, mais peut aussi se voir comme une allégorie sur la seconde guerre mondiale avec les Sang-purs qui cherchent à dominer le monde. Si ces thématiques universelles composent régulièrement une substance régulière au cinéma, le traitement apporté par Snyder n'est pas franchement emballant et ne parvient pas à faire ressortir l'aspect épique et crépusculaire du sujet.



L'identification avec des chouettes est tout d'abord très délicat, car même si l'animation est belle, les personnages n'offrent que peu de relief, ce qui est quand même indispensable pour la crédibilité du film. On suit donc ce récit avec un regard neutre, et cette lutte entre forces opposées reste finalement très anecdotique. Ensuite, les choix visuels de Snyder, faits de ralentis et de plans iconiques, ne fonctionnent pas non plus avec le sujet et les personnages. Voir une chouette revêtue d'un costume de guerrier au clair de lune, ça n'est pas plus captivant qu'un guerrier bodybuildé et huilé...

Le récit suit les étapes traditionnelles, avec l'incompréhension, la lutte fraternelle, la prise de conscience de ses possibilités et de ses devoirs... Mais tout a déja été vu ailleurs, ce qui fait qu'il n'y a rien à quoi s'accrocher dans ce film, malgré les efforts visuels du réalisateur, qui ne font que marquer davantage la linéarité vaine du scénario. Et au vu des premières images de Sucker Punch, Snyder semble bien motivé pour repousser les limites du raisonnable...

mardi 18 janvier 2011

DEADPOOL 100 % 1: IL FAUT SOIGNER LE SOLDAT WILSON




Sorti le 12 janvier


Le 1er 100 % consacré au Merc vient de sortir, et propose les 4 épisodes de la mini-série Wade Wilson's War, traduit chez nous par Il faut soigner le Soldat Wilson. Duane Swierczynski écrit le scénario, et Jason Pierson s'attelle au dessin. Swierczynski a fait ses armes chez Marvel sur Cable et Immortal Iron Fist, et s'est aussi intéressé au Punisher avec Six Heures à vivre. Pearson quant à lui est connu pour sa série Body Bags éditée chez Dark Horse, et il vient de rejoindre le giron de Marvel pour qui il a oeuvré sur Astonishing X-Men. 2 auteurs fraîchement débarqués qui prennent en main l'un des personnages les plus populaires du moment, ça donne quoi?




Le récit s'ouvre devant une commission spéciale chargée d'élucider le mystère planant autour du massacre de Sinaloa au Mexique, dans lequel Deadpool, présent à l'audience, serait impliqué. La violence de cette attaque a choqué le gouvernement et l'opinion publique, qui demandent des comptes à Wade Wilson. Ce dernier, réputé pour ses talents d'orateur, ne va pas manquer l'occasion qui lui est donné de s'exprimer, et il va le faire à sa manière habituelle, c'est-à-dire qu'il va être difficile pour le sénat de voir la différence entre vérité et mensonge dans tout ce qu'il va affirmer...


Deadpool va se lancer dans des flash-back successifs qui vont nous ramener au moment où lui et ses acolytes Bullseye, Domino et Silver Sable entament une mission périlleuse contre un cartel de drogue mexicain... Swierczynski et Pearson laissent vagabonder l'esprit fantasque et dérangé de Wade, et mettent en scène des situations absurdes et délirantes comme on a l'habitude d'en voir avec lui. La sauvagerie de l'attaque s'accompagne de vannes bien envoyées par Wade, qui se sent toujours à l'aise dans le sang et la sueur. Le parallèle avec la situation au sénat met en exergue le grain de folie très développé chez lui, et ses trips de danse et de déguisement s'avèrent plutôt bien tournés!

On a droit à un Dogpool avant l'heure, à un Bullseye toujours aussi déjanté, à un retour sur la période à l'Arme X... L'ensemble constitue une aventure sympathique, mais la fin s'avère décevante, et réduit la bonne humeur du récit, ce qui est bien dommage. Un premier 100 % sympathique mais qui cède à la gratuité... On attend la suite pour être plus solide!

dimanche 16 janvier 2011

IP MAN 3


Inédit




La saga Ip Man s'achève avec une préquelle montrant les jeunes années du maître, lorsqu'il découvre le Wing Chun. Donnie Yen cède donc sa place au jeune Dennis To, dont la ressemblance physique et la maîtrise des arts martiaux permet une certaine continuité. Le principe de la préquelle permet souvent de redonner du souffle à une saga qui s'épuise, ce qui s'avérait nécessaire après un second volet décevant.


Mais Ip Man 3 s'avère encore moins intéressant que le précédent, la faute à un scénario privilégiant les contrariétés d'un triangle amoureux, au détriment des scènes de combats. Mis à part 2 séquences d'action, il n'y a donc pas grand-chose à se mettre sous la dent... Pourtant, Dennis To nous offre une séquence plutôt physique au début du film, prouvant ses capacités qui auraient pu être davantage mises en valeur.

Sinon, on retrouve avec plaisir Sammo Hung et Siu-Wong Fan, qui auront réussi à traverser l'intégralité de la saga, grâce à des rôles différents! Mais l'angle d'attaque du film est trop gentillet pour convaincre, et le romantisme qui tente de prendre sa place dans cet univers ne fonctionne pas. On est pas chez Tsui Hark, et Ip Man 3 n'est pas The Lovers...


Wilson Yip cède sa place à Herman Yau, qui a l'habitude de torcher 3-4 films par an (en même temps c'est le rythme de croisière à Hong-Kong), mais dont la notoriété n'a pas traversé les frontières. Sa mise en scène ne possède pas le même impact que celle d'Yip, et combinée à un scénario faible, il ne reste plus vraiment de quoi s'enthousiasmer... Ip Man 3 clôt donc cette saga dont seul le premier film se démarque, par sa mise en scène brillante, son récit captivant (même si très manichéen), et un Donnie Yen époustouflant. Peut-être un 4ème volet qui raconterait enfin l'apprentissage de Bruce Lee par Ip Man?

jeudi 13 janvier 2011

GERARDMER 2011: LA PROGRAMMATION



C'est dans 13 petits jours exactement que notre bande se mettra en route vers les contrées géromoises afin de profiter pleinement d'une 18ème édition du film fantastique qui s'annonce vraiment prometteuse!!! Mother Firefly, Reb Brown, Yorick faut-encore-qu-on-lui-trouve-un-nom, Lionel Luthor et moi-même sommes déjà bien excités à l'idée de retrouver toute cette neige et ce sang qui nous ont tant manqué depuis 1 an!!!

Si l'on sait depuis quelques temps que Dario Argento présiderait le jury, on apprend aujourd'hui qu'Alexandre Aja sera également de la partie, ce qui est une excellente nouvelle!!! Le reste du casting s'avère sympathique, avec Maurice Barthélémy, Anne Caillon, Fred Cavayé, Nicolas Cazalé, Clovis Cornillac, Lucile Hadzihalilovic, Serge Hazanavicius et Sophie Quinton.


On commence par les inédits vidéos, qui nous permettent souvent de découvrir des bandes bien intéressantes (on pense forcément à Cold Prey 1 et 2), et qui voient 6 films en compétitions: Heartless (Philip Ridley) et ses démons londoniens; Terreur (Anthony DIbiasi), qui n'est autre que le Dread ayant une bonne réputation; The Dead outside (Kerry Anne Mullaney) et sa sympathique épidémie; le Sud-Africain The Unforgiving (Alastair Orr); le Triangle de Christopher Smith, qui n'en finit plus d'écumer les festivals (dommage que son Black Death soit absent!), et Ultimate Patrol de Daniel Myrick (co-réalisateur du magnifique Projet Blair Witch), qui présentera une unité des forces spéciales envoyée en Afghanistan et qui devra faire face à des forces maléfiques.


Après ce programme déjà sacrément engageant, on passe à la sélection hors compétition, qui ne déroge pas à la règle de l'unique séance pour les enfants avec Aladin et la Lampe merveilleuse de Jean Image; ni à celle des séances documentaires avec American Grindhouse d'Elijah Drenner et Machete Maidens unleashed! de Mark Hartley qui s'attarde sur le cinéma de genre philippin des 70's; Cold Prey 3 (Mikkel Braenne Sandemose) qui reviendra sur les origines du sympathique boogeyman norvégien!!!; L'Empire des Ombres de Brad Anderson (l'énorme Session 9!), plus connu sous son titre original Vanishing on 7th Street, et qui promet d'être sacrément flippant avec ses rues de Détroit plongées dans le noir!!! ; En Quarantaine 2 (!) de John Pogue: ils l'ont fait, après le remake de REC, voici REC dans l'avion!!! Bon, ça nous changera des serpents, et ça aura au moins le mérite de s'éloigner du copier-coller... Hybrid d'Eric Valette, sa variation de Christine que l'on pourra enfin découvrir! Proie d'Antoine Bloissier, qui nous plonge dans la campagne française et ses dangers; Prowl de Patrik Syversen, qui j'espère sera plus intéressant que le pétard mouillé Manhunt; Rare Exports: un Conte de Noël de Jalmari Helander, LE film nordique déjanté avec ses chasseurs de Père Noël!!! ; et The Hunters du Français Chris Briant.



La compétition maintenant, avec 3 films coréens: Bedevilled (Jang Cheol-Soo), Dream Home (Pang Ho-Cheung) et J'ai rencontré le Diable de Kim Jee-Woon (c'est Mother Firefly qui va passer de bonnes séances!!! ); Devil, l'ascenseur maudit de John Erick Dowdle; Mirages (Talal Selhami) et ses candidats lachés dans le désert; Ne nous jugez pas (Jorge Michel Grau) et ses cannibales mexicains; The Silent House (Gustavo Hernandez), le plan-séquence urugayen; The loved Ones (Sean Byrne), la love story morbide auréolée d'une sacrée réputation; et enfin Troll d'André Ovredal, qui nous fera découvrir des... trolls, et oui! Ca se passe en Norvège, donc ce sera bon!!!




Ajoutez à cela des rétrospectives, des courts métrages et des soirées spéciales, ainsi que des animations (donc Loïc Bugnon et les membres du Bloody Weekend!), et cette 18ème édition devrait laisser des marques!!! En tout cas, on y sera, et les comptes-rendus devraient affluer en février! J'ai hâte j'ai hâte j'ai hâte!!!!!!!


lundi 10 janvier 2011

IP MAN 2


Inédit


Après le succès d'Ip Man, Wilson Yip et Donnie Yen rempilent pour une suite qui voit le fameux maître essayer de monter son école de Wing Chun, se confrontant aux maîtres locaux et aux rivalités occidentales. Ip Man premier du nom avait créé la surprise, avec un Donnie Yen au sommet de son art et une mise en scène magnifique de Wilson Yip. Cette suite se veut une continuité tant dans la forme que dans l'esprit, et l'on se retrouve donc en terrain connu avec des personnages récurrents et des situations similaires.


Mais la magie qui opérait dans le premier film est malheureusement absente d'Ip Man 2, qui masque ses faiblesses scénaristiques sous l'apparat que parvient à nous concocter Wilson Yip. La mise en scène est belle, même si elle n'atteint pas les sommets dramatiques du premier volet. Mais surtout, la réappropriation de l'Histoire et le manichéisme déjà présent dans Ip Man atteignent ici des degrés vertigineux. La lutte entre Hong-Kong et les Britanniques atteint son point culminant dans un match opposant les arts martiaux à la boxe, sombrant dans le ridicule... Le boxeur anglais, surnommée la Tornade, est une caricature ultime, tout comme ses managers et la police britannique... Dès lors, la droiture et l'honneur des Chinois ne sont plus aussi valeureux face à ces adversaires ridicules. Le personnage même d'Ip Man, pourtant interprété avec la même prestance par Donnie Yen, perd de sa superbe, et se banalise jusqu'à devenir une simple figure du Bien, elle aussi caricaturale...

Ip Man 2 possède pourtant quelques passages intéressants, notamment les premiers combats que livre Ip pour recruter des élèves, dans lesquels Yen met tout son savoir-faire et rend honneur aux chorégraphies de Sammo Hung (qui en profite pour s'octroyer au passage le rôle d'un des maîtres). Wilson Yip filme avec vivacité et fluidité ce Wing Chun, qui va devoir se faire sa place parmi les autres arts martiaux locaux... Et c'est lors du combat contre les autres maîtres que l'on sent la pente descendante, puisque le réalisme est tout simplement laissé de côté pour préférer une action disgracieuse et des scènes avec câbles... Tout l'impact du premier Ip Man anéanti en une scène, et malheureusement, la suite ne parviendra pas à rehausser le niveau, malgré quelques passages sympathiques...

Ip Man 2 respecte donc le schéma que proposait le premier film, mais s'inscrit comme une suite très amoindrie, la beauté et la richesse du premier n'étant ici que des promesses non abouties...