mercredi 16 décembre 2009

PARANORMAL ACTIVITY



Sorti le 2 décembre



Avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut tout de même apporter une précision par rapport au buzz entourant ce film depuis la première bande-annonce vue sur le net : non, Paranormal Activity n’est pas le nouveau Blair Witch, et non, il n’est certainement pas le film le plus flippant de la décennie. Voilà. Une fois cela posé, on peut continuer.
Que reste-t-il du premier film d’Oren Peli une fois que l’on enlève toute la pub qui a été faite ? Et bien il reste un petit film d’angoisse qui fonctionne plutôt bien ! L’utilisation de la caméra portée et de la vision documentaire n’est certainement pas novatrice, mais Oren Peli se sert de ces artifices pour renforcer le réalisme de la situation. On va donc suivre Micah et Katie, jeune couple fraîchement débarqué dans leur nouvelle maison qui n’est pas aussi tranquille qu’il y paraît… Micah a fait l’acquisition d’une caméra afin de capter la présence que sa femme Katie dit ressentir, et ce qui apparaît comme un jeu pour lui va peu à peu se transformer en véritable cauchemar…


Les détracteurs du Projet Blair Witch risquent certainement de détester encore ce Paranormal Activity, qui joue lui aussi sur la suggestion plutôt que sur le choc visuel. Les draps qui bougent et les portes qui claquent ont fait grincer des dents à beaucoup, mais pour ma part je trouve que cette vision de l’épouvante fonctionne plutôt bien. L’aspect froid de la vision indirecte (tout est filmé et donc retranscrit par la suite) renforce l’aspect inéluctable de la situation, puisque tout est déjà terminé lorsque le film commence. Dans un autre genre, ça rappelle le principe du film à l’envers qu’utilisait Gaspar Noé pour Irréversible. On a beau regarder ce qui se passe et espérer que cela change, tout est déjà terminé depuis longtemps.
L’opposition entre un Micah amusé et provocateur et une Katie flippée permet de développer la tension entre le couple, qui va grandir au fur et à mesure des phénomènes inexpliqués. La découverte de l’origine de la présence est vraiment intéressante, car elle explique pourquoi le couple ne cherche pas à quitter la maison. Et le fait de voir se dérouler un film de maison hantée dans une bicoque qui n’a rien de victorien est aussi un des aspects intéressants du film.


Paranormal Activity m’a fait flipper (oui tu m'a bien lu Niko06;) )! Après toutes les critiques négatives que j’ai lu au sujet de ce film, je doutais vraiment de la possibilité de ressentir quoi que ce soit dans ce film, mais il fonctionne bien. Evidemment il faut savoir être patient, car les événements s’enchaînent de manière tranquille, si l’on peut dire… Pour tendre vers des séquences finales vraiment impressionnantes.
Ce film n’atteint certainement pas le niveau du Projet Blair Witch ou de [REC], qui sont les grosses références de l’épouvante de ces 10 dernières années ; mais à son niveau plus modeste, il fonctionne efficacement.

lundi 14 décembre 2009

GODSPEED


Sorti en DVD le 17 novembre



Troisième film du réalisateur Robert Saitzyk, Godspeed nous entraîne dans une histoire étrange au rythme lancinant. Aidé de ses deux acteurs principaux à l’écriture, Joseph McKellheer et Cory Knauf, il met en scène la vie d’errance de Charlie Shepard après les assassinats de sa femme et de son fils. On est loin du film de vengeance, car Saitzyk traite davantage de la perdition humaine que du désir de tuer.


Godspeed possède une sensibilité très ibérique dans son traitement, ce film offrant une atmosphère et des thématiques proches des Proies ou des Disparus. Même la photographie de Michael Hardwick semble s’inspirer de ce nouveau cinéma espagnol dans le traitement des couleurs qui magnifie l’importance de la nature. Godspeed offre une forme de tension contemplative intéressante, s’appuyant sur l’antagonisme entre le calme des éléments naturels et la violence qui bouillonne en l’homme.


Si le récit se perd de temps à autre dans des considérations philosophiques un brin naïves, Saitzik parvient à adopter le ton juste pour continuer à capter l’intérêt du spectateur. En suivant un rythme atypique et en s’éloignant des caractéristiques classiques d’un drame, les trois scénaristes développent un récit particulier dont on a du mal à deviner les tenants et aboutissants. La rencontre entre Charlie et Sarah n’a rien de classique non plus, et va faire dévier le film vers une tension plus accentuée. En fait, cette tension va évoluer au fil du métrage et va déboucher sur un final d’une très grande maîtrise visuelle et émotionnelle.
Godspeed traite de nombreux thèmes s’articulant autour de la figure du prédicateur déchu Charlie Sheppard, comme la solitude, la foi, la faiblesse ou la folie. Robert Saitzyk parvient à donner une cohésion narrative et visuelle à son film, et les relations particulières entre les personnages sont traitées avec intelligence. Godspeed n’est pas un film inoubliable, mais il donne le ton d’une œuvre et d’un réalisateur à suivre…

samedi 12 décembre 2009

LAW ABIDING CITIZEN



Inédit



Le film de vengeance a plutôt la côte ces dernières années, entre un Death Sentence bien trash et son pendant féminin A vif. Law abiding Citizen semble jouer dans la même catégorie, mais il s’y insère de manière très particulière. La furie de Clyde Shelton (Gerard Butler) afin de venger sa femme et sa fille n’est qu’une étape dans ce film, étape qui arrive très rapidement d’ailleurs. Du coup, on se demande ce que le scénariste Kurt Wimmer (La Recrue) a en tête pour la suite des événements… Et c’est là que réside tout l’intérêt de l’histoire, puisque Clyde va s’attaquer à quelque chose de beaucoup plus vaste…



Le plan qu’il a élaboré se dévoile peu à peu, et va mettre à mal les bases d’une institution pourtant solide. L’angle d’attaque du film est plutôt original et permet d’ouvrir de nouvelles perspectives dans le genre. Mais plusieurs points empêchent pourtant le film d’être convaincant. Le premier, c’est le personnage de Nick Rice (Jamie Foxx), qui apparaît comme l’antithèse de celui de Clyde et qui est malheureusement très exaspérant dans sa vision idyllique de la justice. Au lieu d’offrir un contrepoint équilibré à la vision nettement plus pessimiste qui est celle de Clyde, elle apparaît surtout comme très exagérée dans sa naïveté… Du coup, l’affrontement entre les deux hommes perd nettement en qualité dramatique, et on s’intéresse surtout à la machination mise en place par Clyde…


Mais la crédibilité des événements s’amenuise peu à peu, et l’aspect ludique et roublard cède progressivement à un script carrément capillotracté, comme on dit! Ce qui est franchement dommage, car le personnage de Clyde possède des aspects plutôt intéressants. Mais au lieu de rester concentré sur les aspects humains en jeu, le scénariste et le réalisateur F. Gary Gray (Négociateur, Braquage à l’italienne) ne peuvent s’empêcher de mettre en place des rebondissements vraiment exagérés, mettant à mal toute la construction du récit pourtant prometteur. La fin est à ce titre clairement absurde, mais je ne peux pas trop en parler sans dévoiler l’intrigue. Bref, dommage pour ce film qui promettait une étude de caractère intéressante, et qui se vautre dans sa partie finale pour jouer sur les twists chers au cinéma ricain habituel…



mercredi 9 décembre 2009

TROIS JOURS A VIVRE



Inédit


Plus connu sous son titre original In 3 Tagen bist du tot, ce film autrichien qui a fait la tournée des festivals y a acquis une certaine renommée. A tel point qu’un In 3 Tage bist du tot 2 (j’aime ce titre!) a vu le jour, écumant lui aussi les festivals de genre. Toujours inédites par chez nous en salles ou en DVD, voici que Canal + diffuse les deux œuvres ce mois-ci! Une opération déjà initiée pour Cold Prey et Cold Prey 2, et j’en profite pour annoncer la sortie d’un coffret réunissant ces deux bombes le 5 janvier 2010!


Alors qu’en est-il de cette bête de festival? Et bien on est très loin de la saga Cold Prey en fait, et on se rapproche plus d’un ennui à la Morse… Ca commençait pourtant plutôt bien, avec une bande de jeunes qui partent faire la fête suite à l’obtention de leur diplôme, et qui reçoivent un SMS anonyme leur disant: dans 3 jours tu es mort. Evidemment chacun pense à une mauvaise blague, mais quand les meurtres commencent, ça rigole nettement moins…


Andreas Prochaska assure une certaine tension au début du film, qui se glisse aisément dans la veine du slasher moderne. Mais les apparences tombent peu à peu, et le problème vient surtout de l’écriture qui a tendance à être répétitive, et qui n’offre pas de point de vue original par rapport à ce qui a déjà été fait dans le genre. Le réalisateur se repose sur un script trop mince et sur des rebondissements hasardeux, nous emmenant vers une conclusion vite éventée et très bancale.
Le fait de voir un slasher se dérouler en Autriche permet d’apporter un peu de sang neuf, mais cela n’est pas suffisant pour attiser l’intérêt du spectateur. En conclusion, Trois Jours à vivre reste relativement superficiel dans son traitement, et n’est qu’un slasher lambda de plus. Dommage, car le travail sur l’atmosphère aurait pu donner un cachet bien plus captivant à l’ensemble…

lundi 7 décembre 2009

TOP 10 DES REALISATEURS ASIATIQUES EN ACTIVITE

Dernier-né des Top 10 consacrés aux réalisateurs, ce classement a été initié par Niko06 qui a déjà convaincu Rob Gordon. Mon classement perso tient forcément compte de mon attrait pour le cinéma de genre, comme vous pourrez rapidement le constater!



10. TONY JAA


Le prodige thaïlandais du Muay Thai, découvert dans Ong-Bak et consacré par L’Honneur du Dragon, s’est également lancé dans la mise en scène avec Ong- Bak 2. S’il n’atteint pas les qualités visuelles des films de Prachya Pinkaew, Ong-Bak 2 reste un bon film sur lequel le combattant a bien galéré, mais Tony Jaa se défend niveau mise en scène et assure un spectacle de qualité. Par contre, tous les problèmes qu’il a eu sur le tournage risquent de le laissé dégoûté de son expérience derrière la caméra!




9. HOU HSIAO HSIEN


Je ne connais ce réalisateur chinois qu’à travers son Millenium Mambo qui m’avait fortement impressionné par son ambiance éthérée et sa mise en scène très inspirée. Une expérience sensorielle comme on aimerait en voir plus souvent, et qui bénéficiait en plus d’une excellente bande-son.





8. JOHNNIE TO


J’ai découvert le très bon The Mission et je pensais enfin avoir trouvé un successeur à Tsui Hark avec ce réalisateur hong-kongais. La qualité des gunfights très chorégraphiques donnait un impact retentissant à cette histoire classique d’hommes de main. Par contre, son Fulltime Killer et son Breaking News ne m’ont pas convaincu, et je l’ai donc laissé un peu à l’écart…




7. TAKESHI KITANO


Il y a bien longtemps que je n’ai pas vu de film du Japonais Kitano (depuis Aniki, mon Frère en fait), mais je me souviens de Violent Cop, Jugatsu ou encore A Scene at the Sea qui plongeaient le spectateur dans des univers complètement différents, mais totalement maîtrisés, d’où émergeaient une folie douce et des émotions viscérales.






6. HIDEO NAKATA


Le pionnier des petites filles aux cheveux sales, qui parvenait avec Ring à créer des ambiances franchement macabres et à distiller une peur comme en avait plus vu depuis un petit moment. Par ailleurs bavard, le film valait surtout pour quelques séquences choc bien inspirées. Dark Water est plus homogène tout en puisant dans les mêmes thématiques. Par contre, les deux Ring 2 du même auteur japonais ne valent vraiment pas le détour…




5. TSUI HARK


The Legend of Zu et Black Mask 2 sont complètement nazes, mais le réalisateur vietnamien Tsui Hark est l’homme derrière Time and Tide, Green Snake, Il était une fois en Chine… Et surtout, The Blade qui m’a fait découvrir ce réalisateur et qu’il n’a jamais surpassé! La virtuosité des combats est incroyable, et a très certainement influencé de nombreux auteurs par la suite.





4. ANG LEE


Je déteste son Salé, sucré et son Tigre et Dragon, mais ce qu’il a fait avec Hulk est tout simplement énorme! Et j’ai raté son Hôtel Woodstock que j’attends avec impatience en DVD! Le réalisateur taïwanais officie dans différents genres, ce qui permet de piocher et de trouver son compte!





3. KIYOSHI KUROSAWA

Cure et Kaïro m’ont profondément marqués par leur ambiance désespérée et sinistre. Le réalisateur japonais met en place des univers morbides et glaçants aux impacts psychologiques certains. Rarement la peur n'aura été aussi ésotérique!






2. RYHUEI KITAMURA


Versus était bien fendard avec sa mise en scène azimutée, mais quelle claque lors de la vision de Midnight Meat Train! La furie visuelle du japonais prend tout son sens dans ce déferlement de violence graphiquement parfait, servi par un Vinnie Jones hallucinant! Kitamura est probablement l’un des auteurs asiatiques ayant le mieux réussi son passage chez l’Oncle Sam!






1. PRACHYA PINKAEW


Le thaïlandais Prachya Pinkaew doit sa première place à sa manière de filmer les combats. La fluidité des mouvements, la rage des impacts, la folie des séquences font de ce metteur en scène un incontournable du cinéma asiatique. Les points de vue multiples dans Ong-Bak, la scène de dingue dans l’escalier dans L’Honneur du Dragon, la baston finale sur la façade d’immeuble dans Chocolate! Pas de doute, Pinkaew est un grand!

samedi 5 décembre 2009

LES BEAUX GOSSES


Sorti en DVD le 12 novembre



Je pensais que ce serait une comédie adolescente poussive comme on en fait plein, et j’avais complètement tort! Les beaux Gosses est cru et drôle tout en étant une radiographie très réaliste des affres de l’adolescence. Et quand on voit tout ce qui arrive à Hervé et Camel, il y a de quoi exploser de rire!
Il s’agit du premier film de Riad Sattouf, plus connu pour ses BD parues chez Fluide glacial, Pascal Brutal. Les quelques infos que j’ai pu en avoir me donnent vraiment envie de les découvrir, car elles semblent baigner dans un humour absurde totalement jouissif!


Loin d’être une bluette pour teenagers, Les beaux Gosses se focalise sur l’unique envie des mâles mal en point boutonneux: le sexe. Ca commence donc plutôt direct et l’on voit nos deux héros envieux et frustrés. Dès lors, tout le film suivra l’apprentissage d’Hervé qui se fera avec beaucoup de maladresse, de cruauté et un peu d’amour dedans! Riad Sattouf et Marc Syrigas parviennent à écrire des personnages vraiment drôles et originaux, qu’il s’agisse des personnages principaux ou secondaires. La mère d’Hervé est à ce titre excellente, et la relation avec son fils est un pur bonheur comique! Vincent Lacoste et Anthony Sonigo sont vraiment bons dans le rôle des deux potes cherchant à se faire une virilité!


Les beaux Gosses enchaîne les scènes absurdes et comiques avec une efficacité rare, et l’on se retrouve en fait devant une comédie française tout simplement géniale! Et en plus, les éléments dramatiques et l’émotion fonctionnent à merveille, augmentant la cohérence du film et rendant le propos de Sattouf terriblement réaliste. On retrouve des classiques adolescents comme la Redoute, la mère de la copine qui fait fantasmer, et on découvre certains trucs comme le coup de la chaussette!
Bref, Les beaux Gosses est énorme, et ça fait vraiment très longtemps qu’une comédie française ne m’avait pas fait marrer comme ça!

jeudi 3 décembre 2009

BIENVENUE A ZOMBIELAND


Sorti le 25 novembre



Disons-le tout de suite, Bienvenue à Zombieland est tout simplement énorme! Le réalisateur Ruben Fleischer ne s’y connaît pas spécialement dans le genre, et c’est peut-être ce regard plus distancié qui permet au film d’atteindre ce degré de qualité. Avec l’aide des scénaristes Rhett Reese et Paul Wernick, il met en place un univers post-apocalyptique dans lequel quatre personnages variés et attachants vont devoir survivre aux zombies féroces en apprenant à se faire confiance.
Le générique est tout simplement mortel, avec ses ralentis hallucinants sur fond de Metallica; visuellement bluffant, il met tout de suite à l’aise pour la suite des événements. Le personnage principal est interprété par un excellent Jesse Eisenberg, qui fait de Columbus un petit gars dont on se demande comment il a pu survivre si longtemps. Mais sous ses airs de timide solitaire se cache un jeune homme qui suit des règles bien précises pour survivre dans ce monde dévasté. Je vous laisse le soin de découvrir ces règles ô combien utiles et qui donnent lieu à des scènes carrément géniales!


Wichita et Little Rock sont elles aussi des personnages écrits avec beaucoup d'intelligence, et vraiment bien interprétés par Emma Stone et Abigail Breslin (la petite fille de Signes et de Little Miss Sunshine, vous vous souvenez?). Le mélange de volonté et de fragilité qui les caractérise permet au film de nuancer son propos et de se permettre quelques scènes attendrissantes qui fonctionnent tout aussi bien que le dézinguage de zombie!
Mais le meilleur, c’est Woody! Son arrivée très old school met en place un personnage vraiment déjanté qui traverse le film avec un mélange de classe et de beauf attitude comme en voit trop peu souvent! Woody Harrelson semble s’être totalement lâché pour ce rôle génial qui n’oublie pas pour autant quelques notes dramatiques bienvenues. Et là encore, l’alchimie entre l’humour et la tendresse fonctionne vraiment bien!
Evidemment, il y a des zomblards à Zombieland, et depuis 28 Jours plus tard ils ont pris l’habitude de courir très vite, ce qui nous vaut des séquences bien violentes ne lésinant pas sur le gore, et un suspense bien présent malgré l’aspect comique du film. Quand les personnages sont pris en chasse, on craint quand même pour leur vie, et les poursuites n’ont rien d’innocent ou de futile.


Un petit mot sur la participation d’Amber Heard, éternelle Mandy Lane qui est toujours aussi craquante! Et encore un petit mot sur un acteur dont je ne dévoilerai pas le nom, mais qui joue son propre rôle avec beaucoup de classe, et qui constitue une excellente surprise dans ce film! Là encore je n’en dirai pas plus, mais cet excellent acteur vaut le détour! Et pour la petite histoire, si vous êtes attentif, vous verrez un petit hommage à Patrick Swayze qui devait initialement jouer ce rôle…
Bienvenue à Zombieland est donc réussi à tous les niveaux, et balade un humour décapant dans un contexte de fin du monde vraiment bien rendu. Les références sont bien subtiles (celle de Délivrance est énorme!), et c'est une petite perle d’humour noir comme on en voit trop peu, servi par un excellent casting! Et il y aura bien une suite, cette fois-ci en 3D!